Une naissance, un chamboulement

Je ne sais pas si vous savez, mais je suis du genre assez organisée. Et quand je dis organisée, je suis de celle qui se retrouve avec un accouchement programmé pour cause de césarienne et qui trouve ça très très commode. Sauf que, dans la vie, on ne peut pas tout maitriser, surtout pas un accouchement… Je vous raconte comment la venue au monde de mon deuxième petit garçon a tout chamboulé.

Tout prévoir, tout organiser pour se rassurer

Une grossesse n’est pas l’autre. Aujourd’hui, je peux vous le confirmer.
Une naissance n’est pas l’autre non plus, ça aussi je peux vous le dire !
Persuadée depuis des mois que j’allais accoucher par césarienne comme pour mon premier enfant, je m’étais mise à tout planifier, tout organiser dans ma tête. Vous voyez, c’est très pratique d’inscrire son accouchement à une date fixe dans son agenda. Ça permet de faire sa valise tranquillement, de prévoir ses derniers achats, de terminer son boulot en cours, de programmer quelques articles pour le blog, de se dire qu’on fera les dernières lessives le week-end qui précède, de préparer le planning de l’ainé avec ses beaux-parents… Bref, c’était pour moi assez rassurant puisque je maitrisais tout ou presque. Je devais donc donner naissance à mon second fils le lundi 20 février à 8h.

Surprise !

Sauf que, dans la vie, on ne peut pas tout décider. Et que la volonté d’un tout petit de voir le jour est sans aucun doute plus forte que la sacro-sainte organisation de sa maman dirait-on.

Mon petit Joshua est venu au monde le jeudi 16 février (un 16, comme maman) au terme d’une jolie et folle aventure digne des films hollywoodiens sur le sujet. Perte des eaux dans la cuisine au milieu de la nuit, course pour terminer la valise et préparer les affaires du grand, arrivée aux urgences… Tout ce que je n’avais évidemment PAS prévu !

Je vous rassure tout de suite, je garde de cette aventure un doux souvenir, et des moments très drôles (avec beaucoup d’auto-dérision, soyons franche).
Comme il s’agissait pour moi d’un premier accouchement « normal », je n’ai pas accouché en 2h top chrono. Il m’aura fallu en tout 15h de travail. Mais à aucun moment, je n’ai trouvé le temps long (contrairement au papa). Enfin si, l’heure qui a précédé la pose de ma péridurale a été peut-être la plus longue de ma vie, mais je m’en suis remise depuis (et je voue un culte à l’inventeur de cette méthode d’anesthésie).

Finalement, à 16h12, après un dernier tout petit effort (je vous ai dit que j’avais de la chance ?), j’ai eu la merveilleuse surprise de pouvoir attraper mon tout-petit et de le déposer contre moi pour la toute première fois. Et je crois pouvoir vous dire que de toute ma vie, c’est sans doute l’expérience qui m’a le plus transformée.

Aujourd’hui, après deux semaines passées avec mon bébé, je suis encore et toujours sur mon nuage. Fatiguée, cernée, mais heureuse. Sereine même.
Je ne sais pas où est passé ce foutu baby blues dont j’avais si peur. Je me demande bien pourquoi j’ai passé neuf mois entiers à angoisser. Pourtant, ce n’est pas simple pour autant. Il y a les nuits hachées, les pleurs inexpliqués, le grand à gérer (ce sont les congés scolaires en Belgique), la papa qui est débordé de travail… Mais, je me lève chaque jour avec le sourire.

César – Veilleuse renard – BB-collection (Merci Laurélie !)

Qu’est-ce qui m’aide à tenir le coup durant ces premières semaines si particulières ? L’idée que « Aucune situation n’est immuable ». Cette petite phrase me permet chaque jour de me focaliser sur deux choses :

  • Mon tout petit ne restera pas toute sa vie un nouveau-né. Il grandira, et ça passera très vite. Trop vite. Un jour, on s’éveille et il y a six bougies sur la gâteau. Ce qui compte pour moi aujourd’hui, c’est profiter de l’instant et de chaque jour qui passe.
  • Contrairement, ça me permet aussi de me dire que ces petits moments difficiles, le manque de sommeil et le ralentissement de ma vie sociale ne dureront pas éternellement. Ce ne sont que des instants qui filent, des choses qui s’oublieront vite…

Cet état d’esprit est tellement à l’opposé de celui dans lequel je me trouvais ces derniers mois, de mes doutes, de mes peurs…
Je suis la première surprise de vivre les chose si facilement. Tout coule de source, comme si la situation est telle qu’elle a toujours censée être. Et si finalement c’était ça la clé de tout ? Si finalement c’était comme ça que les chose devaient être ? Suite au prochain épisode…

Ps: si vous l’avez manqué, vous pourrez découvir le joli faire-part que Laurélie/Madame Grizzly a imaginé et créé pour Joshua ainsi que sa jolie sélection de déco renard pour sa future chambre dans son article dédié.


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11 commentaires

  1. Toutes mes félicitations pour l’arrivée de ton magnifique Joshua ! <3
    Je suis heureuse que tout se passe si bien… Et j'avoue que ton expérience me rassure.
    Depuis la naissance de mon premier, on me dit que j'aurais forcément une césarienne pour mon deuxième. Puis depuis quelques mois, ce n'est plus si sûr ! Au final, je ne sais pas, c'est l'inconnu total et c'est un peu angoissant.
    Je vous souhaite plein de bonheur tous les 4 et je partage totalement ton état d'esprit 🙂

    • Vanessa Répondre

      Merci 🙂
      La seconde césarienne, elle est obligatoire si pour des raisons médicales, il t’es impossible de donner naissance par voie basse. Un bassin trop étroit par exemple.
      Pour mon premier, j’ai eu une césarienne parce qu’il est arrivé une semaine en retard, sur un accouchement déclenché et que malgré tout,il restait haut et le col ne s’ouvrait pas. Après 24h, la gyné a décidé que ça avait assez duré.
      Quand je lui ai posé la question pour le second, elle m’a juste dit qu’elle ne me laisserait pas dépasser le terme et qu’elle prévoirait une césarienne pour éviter tout déclenchement (on ne déclenche pas sur un utérus cicatriciel). Mais que si le travail débutait seul avant, elle laisserait aller. Sauf que je n’y ai pas cru une seconde… Je te laisse imaginer ma surprise et la demi-seconde de panique dans ma cuisine quand j’ai perdu les eaux 😀
      Donc voilà, je comprends ton angoisse. J’étais préparée mentalement à affronter une deuxième césarienne, pas le reste. Mais si tu peux affronter une césarienne, tu peux affronter un accouchement « normal », crois-moi. D’une façon ou d’une autre, tu seras heureuse de tenir ton second dans tes bras et tu seras fière de toi je l’espère !

  2. Bienvenue a ce petit bout, pressé de voir le jour, mais qui a permis à sa maman de lâcher prise
    Merci pour cet article qui rassure aussi, sur le fait de devenir Maman, et permets de voir que tout est possible
    Profites bien de ces moments, car comme tu dis, ils filent à tout vitesse

    • Vanessa Répondre

      Merci à toi !
      Devenir maman, c’est une sacré aventure. C’est le Koh Lanta du quotidien. Mais, c’est 100 fois plus gratifiant, plus dépaysant, plus enrichissant aussi.
      Avec un peu d’organisation, de zen attitude et d’écoute de son instinct (comprendre que tu n’es pas toujours obligée de faire comme te dis ta maman, ta voisine ou les magazines féminins – un peu de bon sens suffit), on y arrive très bien.
      La seule chose que tu ne dois pas oublier, c’est de garder du temps pour toi, ton couple et tes activités. Avec un bon équilibre, on peut gravir des montagnes 😉

  3. Chère Vanessa,
    J’ai découvert ce blog très récemment et il me plait beaucoup beaucoup. 🙂 Puisque ce post me parle particulièrement, je me permets de déposer un premier commentaire avant tout pour dire: félicitations pour l’arrivée de ce deuxième petit bout et aussi bravo pour ce blog!
    Je me reconnais parfaitement dans le genre organisée (j’avais un fichier excel pour l’arrivée de mon premier enfant, ha ha ha) et l’appréhension pendant la grossesse suivie par ce sentiment de plénitude. Mais surtout cette sensation que tout semble plus facile que prévu finalement. J’ai vécu ce contraste pour mes deux enfants et je garde un souvenir particulièrement ému de leurs premiers mois (18 mois après la naissance du premier j’ai encore la larmichette dès que je vois un nouveau-né…). En revanche, ça peut se corser un petit peu quand le deuxième commence à se déplacer (c’est peut-être utile de le savoir pour profiter encore plus et….. s’organiser! 😉 )
    Je vous souhaite énormément de bonheur à 4!

    • Vanessa Répondre

      Bonjour Claire et merci pour ton message 🙂
      Je pense qu’on doit avoir des points et des fichiers Excel en commun !
      C’est évident que leurs premiers mois passent trop vite. Pour Liam, l’ainé, j’avais hâte de découvrir ses petits progrès, donc je ne me rendais pas autant compte que ça passait à une telle allure. C’est quand on y repense après qu’on voit comme le temps file.
      Cette fois-ci, je vois bien que mon tout petit n’est déjà plus le nouveau-né de quelques heures. Il tient déjà bien sa tête par exemple ! Et du coup, je suis déjà nostalgique de ces premiers moments.
      Pour peu, je voudrais un troisième du coup (OUI, mais NON, je ne suis pas folle non plus) 😉

  4. Toutes mes félicitations pour cet adorable petit garçon! Tu me rassures, même si cet état d’esprit commence à faire son petit bout de chemin dans ma tête : j’avais des tas d’appréhensions sur le second enfant. comme on sait déjà par où on est passé pour le premier, on n’a pas envie de recommencer. Mais finalement, je me dis que justement, on sait ce qui nous attend et surtout on sait que c’est pas indéterminé! Le temps passe si vite et il y a des moments qu’on a tellement envie de revivre. Profite de chaque instant avec tes deux garçons 🙂 Des bises et à bientôt

    • Vanessa Répondre

      Bonjour Laeti, je peux te jurer après avoir stressé pendant 9 mois que c’est moins compliqué qu’on ne le pense (et ça, c’est une bonne surprise). Bon, maintenant, le bébé n’a que trois semaines, on ne passe pas notre temps à courir après non plus 😉
      Mais tu est quand même drôlement plus à l’aise avec un second. Et puis tu te poses moins de question aussi. Par exemple, le week-end dernier, on a embarqué toute la famille pour une balade et une expo. J’ai simplement allaité discrètement (j’ai une super écharpe pour ça) quand Joshua a réclamé. Je n’aurais jamais réussi à faire ça avec mon ainé !
      Je ne sais pas, si c’était à refaire, si je voudrais d’un deuxième plus tôt, j’ai l’impression qu’il est arrivé au bon moment pour moi. Mais je ne regrette à aucun moment qu’il soit parmi nous aujourd’hui.

  5. Quelle bonne nouvelle ! J’adore ce prénom, c’est tellement joli. Et puis Joshua est vraiment trop mignon 🙂
    Ton article est rassurant, moi qui ait accouché par césarienne de mon premier bébé, je pensais qu’il était impossible d’avoir le second naturellement..
    J’espère que ton petit bout va bien en tout cas !
    Des bisous

    Chloe – http://www.mademoiselleandthecity.com/

  6. AAAH la veilleuse renard, j’en ai vendu pleins quand je bossais chez PYLONES à temps partiel. Très mignonne.

    J’en profite pour vous dire, les filles, que vous avez l’air de former un très joli duo. Votre blog est une vraie réussite, la navigation y est hyper agréable.

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